
Avez-vous déjà essayé de trouver
un appartement à Paris?
Si la réponse est non,
vous avez bien de la chance.
En trouvant ENFIN notre F2 après
4 mois de recherches intensives, il y a presque 2 ans de ça et après 2 ans et demi à bloguer :
voici mon témoignage.
Mon copain et moi étions à la recherche d'un
2 pièces, pour en finir avec la petite surface de son studio de célibataire et les
aléas du frigo dans la salle de bain, faute de place dans le placard "cuisine"...
Première recherche d'appartement pour moi : les pieds directement dans
le marasme des démarches contraignantes, de la paperasse à n'en plus finir et des galères des visites groupées.
On a commencé par viser large dans notre recherche :
TOUT Paris. Pas de discrimination d'arrondissements, pour ne pas saboter nos chances de trouver.
Des apparts à louer, il y en a. Mais dans notre fourchette de loyer, ce fut plus complexe à dénicher : nous avions décidé que si on trouvait une
surface décente d'environ 40-50m², on aimerait bien être en-deçà de 1000€ par mois.
On rêvait un peu trop :
ça n'existe pas tellement en plein Paris, en fait. Les loyers sont atrocement chers.
Pour avoir l'opportunité de pouvoir procéder à des visites d'appartements à louer, il faut
éplucher les petites annonces en ligne : le site PAP (de Particulier à Particulier) et Se Loger ont été dans mes favoris/ raccourcis Firefox pendant un certain temps.
Bien évidemment, il faut être
au méga taquet et passer des coups de fils aux proprios et agences DANS LA MINUTE où l'annonce paraît. Parfois, leur messagerie vocale était déjà saturée. L'annonce pouvait être
rayée de notre liste : fail.
Perso, je n'étais pas préparée
à autant de compétition (je vous rappelle que j'ai horreur de ça).
Il faut être sur-motivé et comme à la cantine, la devise d'un bon chercheur d'appart à Paris est :
"Premier arrivé, premier servi". Je parle ici des visites, car cela ne donne pas droit à la location de l'appart pour autant.
Ca se fait
sur dossier, et autant en avoir un bien complet.
Une fois
notre dossier constitué (s'armer de courage pour tout réunir et avoir accès à une photocopieuse aide grandement pour multiplier les x exemplaires qu'il faut pour les x apparts potentiellement intéressants), nous avons pu commencer à visiter les apparts.
Hahahaha, quand j'y repense.
Les annonces sont parfois mensongères, parfois très courtes et sans photos, parfois très alléchantes et
on se met à se projeter dans ce
joli F2 lumineux plein ouest sdb et wc séparés, grande chambre, salon avec parquet moulures et cheminée d'époque, au calme et au 5ème avec ascenseur.
Mais la dure réalité est des fois toute autre : immeuble des années jadis méritant d'être rasé car tout croûlant, appartement perclus d'humidité sur les murs décrépis, cuisine de 1m² débilement agencée, escaliers sentant l'urine et frais d'agence grotesquement élevés.
NEXT!
Ou bien, parfois, un joli mignon appart nous faisait craquer et nous déposions notre dossier...Pour se voir refuser la location.
Pas assez millionnaires au goût du proprio, peut-être?
Le plus ahurissant a été de parfois devoir se plier à un interrogatoire sur place, par les proprios : on a demandé à mon copain d'où il était,
vu sa petite pointe d'accent du sud, ou encore combien gagnent nos parents et même une fois : il fallait que
nos 4 parents soient présents pour signer le bail....Mais tout à fait : les parents de mon copain vont prendre des billets de train
spécialement pour l'occasion, pardi!
Je vous épargne mon
coup de gueule contre les agences louches, les agents immobiliers inefficaces car
absents au rendez-vous de la visite d'un appart (je me suis retrouvée sur un palier avec 2 autres jeunes femmes, pendant une pause dèjà poireauter débilement pour...rien).
Pour en venir à notre appart, voici comment je l'ai déniché. Je suis tombée sur une annonce de 2 lignes, sans aucune photo jointe.
A première vue ça ne donnait que moyennement envie : F2 de 45m² dans un immeuble de 1930, plein est, 6ème avec ascenseur, cuisine et sdb à part, à 7min du métro, proche banlieue.
Bon, j'étais seule sur le coup (!!!!) j'ai donc pris rdv avec l'agence pour le visiter seule (mon copain ne pouvant se libérer).
On était en plein décembre 2009,
il neigeait à gros flocons et une fois dans l'appartement donnant sur le parc de mon ancien lycée, tout recouvert de neige....
LE COUP DE ♥ TOTAL !!!
Le chauffage collectif ronronnant, le parquet d'époque réalisé par un menuisier, la cheminée dans le salon, les moulures, la chambre bien à part des autres pièces et la ravissante mosaïque au sol dans la salle de bain et la cuisine : han!
Nous avons signé une semaine plus tard, après l'avoir re-visité ensemble, car le seul autre couple intéressé ne l'était finalement plus : il leur aurait fallu un parking pour leur voiture et l'immeuble n'en a pas.
Je peux vous assurer qu'avoir les clés de
son premier Home Sweet Home d'adulte, ça fait quelque chose!
Alors non, nous ne sommes pas dans Paris "
intra-muros"
mais à 500m, donc c'est vraiment tout comme : il y a le métro; et oui :
notre loyer est bien en-deçà des 1000€ prévus, et ça nous laisse l'opportunité de pouvoir voyager régulièrement comme nous le faisons.
Nous sommes chaque jour
enchantés d'avoir trouvé ce petit nid douillet, dans un immeuble où
TOUS nos voisins sont adorables (je ne dis pas ça car certains lisent mon blog, promis!) et notre gardienne est la dame la plus gentille et efficace qui soit.
Vivement juin prochain pour une nouvelle Fête des Voisins! ;)