L’Inde, de Pondichéry à Chennai

Suite et fin de mon voyage en Inde qui s’est déroulé fin juillet dernier, dans le Tamil Nadu. Pour lire ou relire mon premier post : de Chennai à Mahabalipuram, c’est par ici.
Cette seconde partie de notre voyage m’a enchantée, autant qu’elle m’a bouleversée. Nous n’avons aperçu qu’un tout petit bout de cet immense pays qu’est l’Inde, de ce fait j’ai très très très envie d’y retourner avec mon amoureux. Après avoir quitté Mahabalipuram, notre minibus a fait route en direction de Pondichéry. C’est à environ une demi journée, car l’état des routes et la circulation parfois très dense ne permettent pas de rouler excessivement vite, en Inde. 😉
Nous avons séjourné au superbe Palais de Mahé, à Pondichéry, situé dans le quartier français de la ville (les noms des rues sont écrits en tamoul et en français). J’ai adoré cet hôtel, il m’a fait penser à l’univers de Wes Anderson sous bien des aspects. Un accueil très chaleureux, avec boisson fraîche étonnante (dont je n’ai pas retenu le nom) et un point rouge au-dessus des sourcils, fait par une charmante indienne, aussi belle que gracieuse. C’est dans ma chambre au sein de cet hôtel que j’ai eu la visite nocturne d’un gecko bavard, pour celles qui me suivent sur mes Stories Instagram ^^
Je crois n’avoir jamais aussi bien mangé à l’étranger qu’en Inde. Partout on m’avait préparé des plats végétariens (chose très courante en Inde, où être végétarien n’est absolument pas un souci) et même si mon palais n’est pas du tout habitué aux épices, je me suis régalée.

Nous avons passé deux jours entiers à visiter Pondichéry, et j’ai adoré chaque rue, chaque maison, chaque détail de cette ville incroyable au passé colonial encore très présent. Le seul point noir de ces heures magiques passées à découvrir Pondichéry, a été cette rencontre rapide avec un éléphant qui travaillait à « bénir » les gens contre une pièce de monnaie. Je vous l’ai raconté ici et j’ai été bluffée par le nombre de Like reçus sous cet Instagram… À ce jour, la photo la plus Liké depuis que j’ai ouvert mon compte. Merci d’être si sensibles à cette cause, merci d’avoir réagi si massivement, merci d’avoir pris le temps de me laisser un commentaire. Je ne réponds pas à tout le monde, mais le cœur y est, très sincèrement.

Petite parenthèse :

Je glisse donc quelques photos de cette rencontre aussi improbable qu’elle fut triste. Je veux que vous voyiez cet éléphant, joliment peint, aux pattes ornées de bracelets, mais tellement hors sujet au sein d’une ville bourdonnante. Il n’y est pas à sa place un seul instant.
Je suis repartie en miettes de ce temple ouvert, sermonnée par mes collègues blogueurs à qui je disais mon dégoût. « Tu t’attendais à quoi ?! » J’en suis tombée malade, otite de l’oreille droite. « L’otite révèle une colère, une déception ou une contrariété liée à quelque chose qu’on a entendu tel que des paroles, des bruits incessants ou encore des sons qui provoquent en nous pour le moins une réaction négative. Lorsque l’otite atteint l’oreille droite qui concerne notre côté affectif, il sera bien de regarder ce qui a pu déranger ou toucher notre sensibilité. » (source).
Je crois énormément à la somatisation, et dans ce cas précis, je crois que mon corps a exprimé physiquement mon gros malaise psychique. J’ai énormément culpabilisé d’avoir ressenti de l’enthousiasme à l’idée d’aller rencontrer cet éléphant, mais il n’avait absolument rien à faire dans ce lieu de passage grouillant de monde, à travailler, après avoir subi un dressage qui n’a certainement pas dû être réalisé dans la douceur et le respect. Je vous épargnerai les détails sur la façon dont on brise l’âme d’un éléphant, pour le soumettre et le rendre docile à l’être humain. C’est absolument abject et insoutenable de cruauté.

Enfin, pour en revenir à ce voyage, j’ai dans l’ensemble adoré Pondichéry. C’est une ville de bord de mer où les couleurs des bâtiments sont très photogéniques, où les jardins derrière les façades des maisons sont luxuriants et apaisants, les locaux sont globalement très souriants et curieux de voir des occidentaux se balader. Comme partout où nous sommes allés dans le Tamil Nadu, le regard des hommes peut parfois être pesant et pernicieux. Dans la rue, nous les filles avions toujours les épaules couvertes (j’ai retiré mon châle pour les photos) et étions toujours en groupe avec au moins un homme à nos côtés. Je doute qu’il nous soit arrivé quelque chose autrement, mais je vous avoue avoir été rassurée de découvrir un tout petit peu de l’Inde lors de ce blog trip (= en groupe).
Trêve de blabla, place aux photos !
Pouvez-vous voir le petit chat sur cette photo ? 🙂Jamais sans un guide Lonely Planet quand je voyage. Je les trouve extrêmement bien faits, riches en infos essentielles, les bons plans y sont (presque) toujours top. ^^ La carte fournie avec le guide est vraiment utile car détachable.

Direction le marché de Pondichéry, un marché indien typique avec ses nombreux vendeurs de fruits et légumes, de poissons, d’épices… Toute une ambiance à vivre et surtout à sentir !!! Nous avons traversé la partie marché aux poissons au pas de course, pour profiter un peu plus dans la partie marché aux fleurs où je m’en suis donné à cœur joie avec mon appareil photo.
Dernier jour passé à Chennai, où nous avons visité un temple puis les rues très animés où se mêlent échoppes et vendeurs le long des trottoirs. J’ai vraiment adoré l’ambiance animée, ainsi que notre délicieux déjeuner typique dans un restaurant où ne vont que des locaux.
En revanche, mon palais n’est pas du tout entraîné aux épices dans les diverses sauces et les plats végétariens que j’ai goûté… Outch !!!! ^^
Je me suis acheté des bindis, qui ne collaient pas très bien sur mon front moite (miam) alors j’en ai changé plusieurs fois au cours de l’après-midi. 😛
Lors de notre dernier après-midi à Chennai, nous avons profité du calme et de la piscine de notre superbe hôtel, le Taj Coromandel. Une oasis de calme et de verdure au milieu du tumulte de la ville.
Ma chambre : Vol retour Mumbai – Paris en Première avec Jet Airways. Un luxe et une chance incroyables, que je mesure pleinement, d’avoir pu profiter de cet espace à bord d’un avion !
Peu de temps après cette photo, j’éteignais le film que je regardais pour mettre mon siège en position horizontal et dormir durant toute la nuit… Un rêve.

Un immense merci à Jet Airways, la compagnie aérienne qui nous a permis de voyager.
Également un très grand merci à Sophie de l’agence GroupExpression de m’avoir conviée sur ce beau voyage.
Enfin, mille mercis à ma photographe en voyage : Perrine, et un coucou à Nathalie et à Ronan.

P.S : Merci à vous, qui avez utilisé mon code promo pour bénéficier d’une réduction sur les vols Paris – Chennai !!! Vous avez été 16 à réserver un vol par mon biais, j’en suis très touchée !

Comments

    • J’adore cette photo du rat, moi ! 🙂 C’est vraiment chouette que (parfois) les animaux soient considérés, et qu’on les nourrisse.
      Ils font partie de la même planète que nous, je trouve que les respecter est tellement rare que je salue et remercie ceux qui le font.

      Pour les éléphants, je suis entièrement d’accord. AU delà d’avoir entendu, j’ai vu des vidéos et lu des dizaines d’articles atroces. Je ne peux pas trouver correct de monter sur leur dos ou des les utiliser pour gagner de l’argent (cirques inclus).
      Leur place est en liberté, au sein de leur famille/ communauté, là où on leur fout une paix royale !

      • Tout à fait d’accord avec vous, Valentine. Et je vous dis aussi ici (je l’avais déjà fait sur votre instagram)un grand, énorme bravo, pour tous les messages que vous laissez pour la protection des animaux et contre toutes les cochonneries que beaucoup trop d’humains leurs font – direct ou indirectement!
        Des bises et continuez à profitez de la vie, de ses voyages et de nous en mettre plein la vue! 🙂

        • Merci beaucoup Lucie.
          Personnellement, je n’aime pas du tout les termes négatifs qui sont connotés aux animaux (ici « cochonneries »). La langue française regorge d’expressions ayant trait aux animaux, pour qualifier des travers typiquement humains.
          Je ne les emploie plus jamais, car j’ai en horreur qu’on dise du mal gratuitement. Les humains font des saloperies, sont des barbares, des enflures, des décérébrés, sont dénués de sens commun, d’altruisme, de sensibilité…
          Laissons les gentils cochons en dehors de ça 🙂 Ils ne sont jamais dans la malveillance, eux.

  1. Merci pour ce billet qui m’a permis de m’évader quelques instants.
    Souvent, les personnes qui connaissent l’Inde ont envie d’y retourner, je vois que l’effet fonctionne aussi sur toi 😉
    Un jour peut-être… mais en voyageurs indépendants avec mon chéri, ça me fait un peu peur.

  2. Quel bel article, autant sur la forme que sur le fond… Et les photos sont magnifiques! Merci pour ce témoignage. Très sensible à la cause animale, j’ai toujours beaucoup d’appréhension quand j’ai l’occasion de voyager. Entre la Chine et récemment Santorin, j’ai également eu ma part… Et même si on n’a pas besoin de faire des centaines de kilomètres en dehors de son propre pays, pour constater les maltraitances animales, j’ai fait comme toi, en écrivant de ce que j’avais vu et ressenti. En adoptant la philosophie du colibri, j’ai eu l’impression de faire ma part. Et je reste optimiste pour ces animaux, en me disant que le message se propage et que les voyageurs y sont de plus en plus attentifs. Bravo pour ton action!

  3. C’est vrai que l’Inde a l’air dun pays magnifique et tes photos colorées sont sublimes. Le chien et le rat sont trop mignons! Par contre pour ce qui est de l’éléphant rien que d’y penser jen ai mal au ventre. Ta photo insta m’avais vraiment fait mal au coeur et je crois que si j’en avait été témoin comme toi j’aurais été malade aussi…
    Mais en tout cas c’est toujours un plaisir tes articles de voyages.
    Bonne soirée jolie Valentine

  4. Comme j’imagine ton malaise et ton dégoût Valentine, je n’aurais pas pu rester de marbre non plus et c’est bien dommage que tu ai été incomprise par les gens qui t’entouraient à ce moment là… Je crois fermement à la somatisation aussi par ailleurs, quand quelque chose me choque ou me révulse ça se traduit quasiment instantanément par un malaise et mal être physique. En effet l’Inde est un pays sublime mais avec de gros travers. J’ai fait un voyage humanitaire dans le nord de l’Inde quand j’avais 19 ans et j’ai eu la chance de séjourner dans une petite ville Dharamsala , dans un quartier à la population majoritairement tibétaine (en exil). Mais la seule fois où nous avons passé quelque jours au coeur de l’Inde à Delhi, nous étions 3 filles à un moment et avons été entourées plus une dizaine d’hommes assez agressifs physiquement et qui nous touchaient sans aucune pudeur et l’arrivée d’un homme de notre groupe est arrivée à mon avis juste à temps. C’est un pays dangereux pour les femmes c’est évident, il regorge de mille et une merveilles mais reste un lieu plein de danger pour les femmes de tas de façons différente.
    Tes photos sont très belles en tout cas et merci de les avoirs partagées avec nous Valentine, ainsi que ton expérience et ton ressenti! :*
    Melodie | http://happymelodie.com/

  5. « Comme partout où nous sommes allés dans le Tamil Nadu, le regard des hommes peut parfois être pesant et pernicieux.  » seulement dans le tamil nadu? humm!

  6. Jolie Valentine… Je découvre cet article avec un peu de retard.

    Je suis partagée… Tes photos respirent le bonheur et la joie de découvrir ce beau pays et en même temps je suis tellement touchée par tes quelques lignes sur ta rencontre avec cet éléphant qui n’a, en effet, rien à faire ici.

    Mon amoureux est allé en Inde, il s’est renseigné sur les conditions de « dressage » des éléphants…elles sont terribles comme tu en fais mention.

    Je suis d’autant plus touchée que les remarques des « tes collègues blogueurs » me sidèrent… On peut en effet s’attendre, hélas, à ce genre de traitement en Inde. C’est plus ou moins connu. De là à l’accepter et à ne pas être touchée…

    Je rêve d’aller en Inde, mais je trouve qu’il faut un sacré courage pour affronter cette douloureuse condition dont souffrent les éléphants…

    Merci, encore une fois de partager cela, aussi, avec nous. Les photos (et toi) sont magnifiques comme toujours. Mais je trouve ça beau de faire mention de ce qui t’a touché aussi, même si c’est moins positif…

    • Merci beaucoup pour ton gentil mot Gila.
      Je suis d’accord avec toi, mais chaque personne a un degré de sensibilité qui lui est propre. Nous ne sommes pas tous égaux et face à ce qui moi m’a bouleversée, j’ai pu voir PLEIN d’autres gens trouver « trop cool », « magique », « génial » la présence de cet éléphant, sous des Instagram de blogueurs… Les gens ne sont pas sensibilisés, en plus d’être souvent assez insensibles.
      Après tout, cet éléphant peinturlurée et orné de bijoux, c’est joli, rigolo, divertissant, « wahou »… Mais qui se soucie réellement de comment il a atterri là, et comment il a été dressé pour se tenir sagement dans ce petit espace du temple ??
      La majorité s’en tape royalement, c’est pour ça que je ne me sens pas très proches des humains, concrètement.

      Voyager c’est accepter de voir la souffrance animale, la misère, globalement et d’être plutôt impuissant à y changer quelque chose.
      On peut faire des voyages humanitaires, certes, et l’idée me travaille. Mais j’ai peur d’en être trop impactée.

      Bref, merci de ton mot et de ne pas être insensible. 🙂

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