blabla

J’ai arrêté d’engranger du cuir

Cet article fait en quelque sorte « écho » à mon post « Je ne porte pas de fourrure » publié en 2013. J’aurais fort bien pu l’intituler « je n’ai jamais porté et ne porterai jamais de fourrure ». ^^
Ici, je vais parler de cuir, le sujet est donc différent car j’ai porté et porte encore des accessoires en cuir (bouuuh !) En revanche, et j’ai l’impression de radoter à fond : je n’ai rien reçu ou acheté qui soit en cuir depuis un an. J’ai un mail « type » pour refuser poliment les cadeaux de maroquinerie qu’on me propose quasiment tous les jours.
Pendant environ 3 semaines, j’avais apposé dans ma bio Instagram « NO FUR & LEATHER » afin d’essayer de ralentir justement les propositions trop récurrentes que je reçois. Cela n’a absolument pas fonctionné; la plupart des marques contactent les blogueuses, sans forcément se renseigner 2 minutes sur leur profil. Nous sommes toutes différentes et fonctionnons aussi différemment.
Aussi, j’avais très à coeur de publier à ce sujet, car sujet sensible à mes yeux. Le cuir est devenu une matière banale, normale à acheter, aussi fréquente qu’associée à l’univers du luxe. Je rejette cela en bloc et ne veux plus participer à cette industrie hyper polluante et cruelle. Le fait d’être végétarienne amène forcément à réfléchir plus loin que le bout de son assiette, et même si mon cheminement peut sembler long aux yeux de certain(e)s végan(e)s qui me suivent, l’important est que je fais ma part, tel le colibri. ^^
La mode évoluera si les entreprises et les consommateurs saisissent l’importance de changer de paradigme en agissant dans leurs faits et gestes au quotidien.
Pour illustrer cet article, pas de photos « choc » mais un look garanti 100% simili !

Le cuir provient de quels animaux ?

« Issu du tannage de la peau d’animaux d’élevage (vaches, moutons, chèvres, kangourous, autruches, crocodiles, alligators…) le cuir est un matériau issu de la souffrance animale mais aussi humaine lorsque cette industrie est délocalisée dans des pays du tiers monde. De plus, la fabrication du cuir est à l’origine d’importants problèmes environnementaux. » (source).

Les cuirs s’obtiennent aussi à partir de reptiles (crocodiles, lézards, serpents…) ou de poissons cartilagineux (galuchat). PETA ajoute à cette liste : « les chevaux, les agneaux, les cochons, les chiens et les chats. » (source)
« En portant du cuir, nous cautionnons des pratiques d’élevage industriel faisant fi de la souffrance animale. Le transport des animaux vers l’abattoir s’effectue dans des conditions atroces la plupart du temps et l’abattage (…) reste extrêmement violent. De plus, les peaux sont également achetées en masse à des pays qui sont beaucoup moins regardant quant aux conditions de transports et d’abattage des animaux.  » (source)
Les bases sont posées. On ne peut plus ignorer que cette matière est synonyme à 300% de souffrance animale et humaine, de catastrophe écologique, tout en restant parfaitement « normale » à voir et à acheter très facilement, dans quasiment tous les magasins…

Le cuir en quelques chiffres

« Pour une paire de chaussures, il faudra parcourir le globe : produire la matière première aux USA, tanner le cuir au Bangladesh, assembler le tout en Chine, et enfin la vendre en Europe.
Question chiffres (cuirs et peaux bruts) :

  • les États-Unis sont les premier exportateurs de cuir ;
  • la Chine est le premier importateur ;
  • la France est le troisième exportateur mondial (soit 6,1% des exportations mondiales) ;
  • la France est le 11ème importateur mondial (soit 2,0% des importations mondiales).

L’ensemble de ces échanges ne facilitent pas la traçabilité : le cuir est une industrie opaque. » (source)

« Pour que la peau d’une vache devienne du cuir, plusieurs étapes sont nécessaires. Depuis le début du XIXe siècle, c’est le tannage au chrome qui est le plus largement utilisé. Cette méthode se révèle la plus rapide et la plus stable : la transformation d’un cuir peut être observée en 24 heures, alors qu’il faudra 30 jours pour tanner un cuir avec des substances végétales. » (source)

« (…) l’industrie de la chaussure consomme plus de la moitié (53%) du cuir mondial. » (source)

« Les dépouilles et les peaux du bétail, moutons et chèvres proviennent principalement de plus de 35 millions de bovins qui sont abattus et consommés chaque année et des vaches laitières qui sont tuées une fois qu’elles ne sont plus rentables pour la production laitière. »

Enfin, le tannage d’un kilogramme de cuir exige au moins 35 litres d’eau.

Cuir = souffrance animale et humaine

« Un enquêteur de PETA Asie a montré ce qui se passe dans les abattoirs de chiens à l’Est de la Chine. Les images obtenues par l’enquêteur montrent que, les uns après les autres, les chiens sont violemment attrapés par le cou avec des pinces en métal et matraqués sur la tête avec un gourdin. Certains chiens perdent connaissance pendant que d’autres hurlent et agonisent, grièvement blessés à la tête. D’autres suffoquent après avoir été égorgés. Enfin, ils sont dépecés. L’enquêteur de PETA Asie a même vu des employés dépecer des chiens encore vivants.

Les chiens qui s’apprêtent à se faire dépecer peuvent sentir, entendre et voir ce qui arrive à ceux qui les précèdent. Nombre d’entre eux sont tellement terrifiés qu’ils montent les uns sur les autres dans la zone d’attente, cherchant désespérément une sortie de secours.

Un employé de l’abattoir a confié à l’enquêteur de PETA Asie qu’il tuait jusqu’à 200 chiens chaque jour. Quand la vidéo a été tournée, il y avait 300 chiens vivants en attente d’être abattus. Selon les informations obtenues par l’enquêteur de PETA Asie, la peau de chien est transformée en gants de soirée pour femmes, gants de travail pour hommes, chaussures, ceintures, garnitures de col de manteaux et d’autres produits exportés de par le monde. Bien sûr, aucune entreprise ne va indiquer que ses gants ou ses ceintures sont faits à partir de peaux de chiens. Un propriétaire d’une des usines de transformation a confié à l’enquêteur de PETA Asie que ses produits étaient commercialisés en les faisant passer pour de la peau d’agneau. Si vous achetez du cuir, à moins de faire un test ADN, il n’y a quasiment aucune façon de savoir ce que – ou plutôt qui – vous portez.

Parce que le cuir est le dérivé le plus rentable de l’industrie de la viande, acheter du cuir contribue directement à l’élevage intensif, aux abattoirs et à toute la cruauté que cela génère. Les animaux, élevés dans des élevages industriels crasseux et surpeuplés, sont souvent en cage et privés de tout ce qui est naturel et important pour eux, comme rechercher de la nourriture et élever leurs petits. La plupart d’entre eux subissent des mutilations douloureuses, comme avoir leurs dents, queues et testicules coupées et être décornés et débecquetés sans traitement antidouleur. Les femelles sont constamment inséminées artificiellement et leurs bébés, terrifiés, leurs sont enlevés peu de temps après la naissance. À l’abattoir, une partie des vaches, cochons, poulets et moutons sont égorgés alors qu’ils sont toujours conscients et qu’ils ressentent la douleur. » (source)

Cuir = pollution

« En plus d’être responsable de l’abattage de millions d’animaux chaque année, l’industrie du cuir -comme celle de l’élevage industriel- est responsable de beaucoup de dégâts sur l’environnement. Le tannage a la réputation non enviable d’être l’une des industries les plus immondes et nauséabondes. Cette réputation repose sur des caractéristiques des villages de tannerie vieilles de 100 ans mais qui persistent encore. » (source)

« Le tannage pollue les rivières et les nappes phréatiques. Les tanneries utilisent une importante quantité d’eau et de composés chimiques (pour certains toxiques) afin de façonner, assouplir et teinter les peaux avant leur commercialisation.
En Tunisie, sur 440 entreprises, seules 2 possèdent un système d’épuration. De plus, ces tanneries n’offrent peu ou aucune protection aux travailleurs (parfois des enfants) qui barbotent à longueur de journée dans les produits toxiques. La plupart souffrent de graves problèmes de santé et au Bengladesh, on estime que 90% des ouvriers ne dépasseront jamais les 50 ans. Dans ce pays, on exporte chaque année l’équivalent de 141 millions d’euros de peaux tannées, majoritairement vers l’Europe afin d’alimenter une industrie de la chaussure et de la maroquinerie bon marché.  » (source)

« D’abord, les peaux fraîches sont recouvertes de sel lorsqu’elles arrivent à la tannerie. Elles sont ensuite rincées, épilées, puis plongées dans un bain de chrome III. Après ce petit plongeon, les peaux qu’on désigne par Wet blue sont devenues imputrescibles. Les peaux sont enfin colorées, huilées, réhumidifiées puis lissées. Le cuir chromé résiste à l’eau, à la chaleur et il peut être bouilli sans se dénaturer.
Mais le chrome III ou trivalent qui n’est pas nocif à la base le devient lorsqu’il est associé à d’autres substances. Il se transforme alors en chrome VI ou hexavalent, très allergisant, pouvant même s’avérer dangereux pour la santé.
Le chrome VI peut engendrer des démangeaisons légères jusqu’à des dermatoses plus importantes comme l’eczéma de contact et même une surinfection. Ce type de dermatose peut évoluer gravement jusqu’à devenir handicapante. Si le chrome VI est un sérieux allergène pour la peau, il est en outre très dangereux lorsqu’il est inhalé. Si le consommateur n’est pas exposé directement à l’inhalation de cette substance, en revanche, les ouvriers qui travaillent dans les tanneries le sont, alors que le chrome VI est cancérogène pour les voies respiratoires et la cavité nasale.

Selon une enquête menée par France 5, au moins 30 % des chaussures en cuir que nous achetons en France contiendraient du chrome VI.

Les enquêteurs ont ainsi fait tester 10 paires de chaussures en cuir (dessus et intérieur) de toutes les gammes – avec des prix allant de 25 à 200 euros – auprès d’un laboratoire de Genève. Au vu des résultats, on comprend qu’il est tout à fait possible de produire du cuir sans résidu de chrome VI puisque 7 paires sur 10 n’en contenaient pas. Du moins pas en quantité décelable. En revanche, les modèles vendus par Carrefour, La Bottine Souriante et surtout Éram en contenaient une concentration très importante. » (source)

Quelles sont les alternatives au cuir ?

« Le cuir artificiel/synthétique/vegan ou encore faux cuir, conçus à base de plastiques ou de fibres végétales. En comparaison avec les cuirs bas de gamme, le synthétique reste tout de même le meilleur choix. Les filières pétrochimiques sont davantage contrôlées et les produits peuvent être de très bonne qualité. » (source)
Liège, champignons, ananas, eucalyptus, produits synthétiques : les alternatives au cuir sont en plein essor ! Guettez les deux derniers pictogrammes de cette fiche, présents obligatoirement sur les étiquettes transparents collées sur les semelles des chaussures ou les étiquettes des sacs, portefeuilles, etc. :

Quelles marques de prêt-à-porter son fiables ?

Voici un article de blog parfait, contenant 22 marques véganes idéales, pour une alternative au cuir. Merci et bien joué, Angélique !

Et moi, et moi, et moi ?

Eh bien en ce qui me concerne, le « déclic » s’est fait sur le long terme. Cela ne m’a pas pris un matin au réveil, mais j’ai saturé de recevoir de façon trop répétée des mails me proposant de cadeaux à la chaîne. Cela ne s’est pas arrêté du tout, mais au lieu d’accepter (avec joie et surtout sans réfléchir) j’ai maintenant la conviction que le cuir n’est pas une matière noble, luxueuse ou en accord avec mes convictions personnelles.
On en revient une fois de plus à notre déménagement, mais devoir vider un grand placard plus un dressing et (re)découvrir tout ce qui y était entassé… un ras-le-bol m’a envahie. Overdose de chaussures et de sacs, que je ne porte plus. J’ai fait un constat très simple : STOP.
Depuis un an donc, je refuse la maroquinerie, je réponds que je n’ai pas besoin d’accessoire en cuir. Les mentalités n’évoluent pas très vite. La plupart des gens sont persuadés que le cuir est indispensable, que seul le cuir convient à leurs pieds sensibles, qu’un sac à main en cuir est de meilleur qualité que du simili et se rassurent ainsi, pensant faire le bon choix de consommation.
Je sais que la route sera encore très longue pour les animaux, qu’il va y avoir encore des milliards de meurtres abjectes et inutiles, pour réapprovisionner les étals des magasins. C’est trop ancré dans les esprits que la peau d’animal est la matière indispensable pour ranger ses affaires ou marcher dans la rue.

Je vous invite de tout mon coeur à essayer de repenser votre schéma de consommation et de tester un sac et/ou une paire de chaussures en synthétique, garanti sans cruauté animale. Oui, cela sera peut-être plus cher que du cuir, mais pas forcément. Oui, cela vous fait sortir de vos habitudes et de votre zone de confort. Oui, vous en reviendrez peut-être à vos boots en cuir, in fine. Mais vous aurez essayé et sûrement qu’essayer quelque chose, c’est l’adopter. Dans mon cas, c’est un grand « oui ! »

Concernant mon sac Flore et Line, il est en liège. Il s’agit bien du même liège que celui des bouchons de bouteilles ! « Ce matériau souple et résistant peut aussi être façonné comme du cuir. Il est en plein essor par exemple au Portugal, où de nombreux articles (sacs, ceintures, bijoux, objets, chaussures, etc) sont fabriqués en liège.
Le liège est l’écorce superficielle de l’arbre chêne-liège. Prélevée environ tous les 12 ans, elle ne nuit pas à l’arbre, et le processus de fabrication est écologique et éthique. L’arbre est en plus un puits de carbone d’autant plus efficace qu’il est utilisé pour produire du liège. » (source)

Plein de matières végétales, alternatives au cuir à découvrir ici. Vivement que le cuir d’ananas (appelé piñatex) soit plus répandu ! 🙂


Pour en savoir (et en voir) plus (attention images choquantes mais bien réelles) :


J’espère que cet article aura pu vous faire un peu réfléchir, prendre conscience de ce que vous portez, si vous achetez du cuir sans même y penser. Les commentaires sont, comme d’habitude, ouverts à la discussion. Ils seront modérés en cas d’insultes, de propos « hors sujet » et d’agressivité inutile. Merci de rester courtois(ses), si vous vous manifestez. J’ai bien conscience que ce sujet sensible va éveiller des réactions outrées.
Je ne suis pas dans le jugement d’autrui, mais j’aspire à essayer d’être pédagogue ou du moins d’essayer de vous faire réfléchir personnellement à votre façon de consommer.
Sachez que je suis toute disposée à répondre à quelqu’un qui souhaite repenser sa façon de faire. Car, comme c’est trop souvent le cas, répondre à quelqu’un qui fait preuve d’intolérance ou d’irrespect dans la formulation de son commentaire, cela augure mal, vous en conviendrez.

Je porte :
Manteau Georgina via Boden (pris en PETITE taille 36)
Pantalon 7/8ème Mirabelle via Boden (pris en PETITE taille 36)
Blouse en dentelle Easy Clothes
Sandales YesStyle en simili suede
Sac « Zoé » en liège via Flore et Line

Rose framboise

♪♫♪ Frou Frou – Let Go ♪♫♪

J’ai l’impression que ce look de retour de plage, shooté début juillet sur l’île de Ré, était il y a mille ans… Le temps file et il s’est passé tellement de choses depuis, mais il y a surtout eu beaucoup de réflexions de mon côté. Comme d’habitude, en fait. Partager du contenu quotidiennement sur Instagram et en moyenne deux fois par semaine ici, cela force à essayer de se renouveler ou du moins, à tenter de ne pas vous lasser.

Cela m’a fait plaisir de constater que vous restiez fidèles au poste malgré les vacances d’été. Pour ma part, je reste focus sur celles (et ceux, en moins grand nombre) qui aiment vraiment le contenu que je partage, prennent le temps de me laisser des petits commentaires adorables, « Like » mes photos, s’intéressent à mes voyages, mes looks, mes balades à vélo… C’est peu de choses, mais réaliser que mes petites aventures trouvent écho en vous, que mes (rares) « coups de gueule » sont couronnés d’encouragements et de remerciements, ça n’a pas de prix.
Exemple très récent : la mention noir sur blanc dans ma bio Instagram « 🚫No fur & leather« . Pas de fourrure et de cuir. J’en ai parlé dans mes Stories, mais vous ne les regardez pas forcément. Par contre, nombreuses parmi celles qui les ont vus m’ont félicitée d’être quelqu’un se sensible et de m’exprimer sur ce sujet tabou.
Mon blog reste ma principale plateforme d’expression, donc je pense qu’il est plus judicieux de mettre par écrit ici ce que je souhaite vous dire.
Vous, vous le savez sûrement que je n’ai jamais et ne porterai jamais de vraie fourrure. Les nombreuses marques qui me contactent bien trop régulièrement, ne s’en doutent pas un instant, car beaucoup parmi elles contactent les blogueuses sans même avoir consulté leur blog, leur « Kit Média » (pourtant destiné à elles : les marques) ou s’être intéressées deux secondes à la personne derrière le blog. Alors j’affiche « végétarienne » et « pas de fourrure et de cuir » telle une définition très raccourcie de qui je suis. Une bio sert à cela, je crois ? Ce n’est peut-être pas la bonne façon de se présenter, mais tant pis. Je suis triste que l’industrie du cuir et de la fourrure ait le vent en poupe. Ce sont des matières cruelles, extrêmement polluantes pour la planète, très gourmandes en eau, tellement inutiles à accumuler. J’ai déménagé au printemps dernier et ai pu réellement voir et quantifier ce que je possède.
Assez, bien assez, de chaussures et de sacs. Pas besoin d’en avoir d’autres. J’utilise ce que j’ai, cela me convient, tant pis si je n’ai pas le dernier « it bag » au bras ni les dernières chaussures tendances aux pieds. Ce n’est plus ce que j’ai envie d’être ni ainsi que je veux apparaître publiquement. Mais c’est une démarche personnelle et loin de moi l’envie de critiquer par sous-entendus qui que ce soit. Je suis loin d’avoir une consommation irréprochable, exemplaire et parfaite (c’est de toute façon impossible, ça). Je porte encore mes sacs et shoes en cuir, même si cela peut sembler contradictoire aux yeux de certain(e)s.
Cela fait donc un peu plus d’un an que je n’ai pas acheté quelque chose qui soit en cuir. Plus d’un an que j’ai accepté pour la dernière fois de recevoir des chaussures en cuir (il s’agissait de sandales KJacques, si ma mémoire est bonne). Depuis, je n’ai rien engrangé dans cette matière et ce que vous me voyez porter provient forcément d’anciennes collections.

Retour de plage avec mes erzats de Birkenstock, de chez Jonak (datant d’il y a deux ou trois ans). Je les adore toujours, cela me plaît de garder le plus longtemps possible ce à quoi je suis attachée.
Quant à cette ravissante robe, coup de coeur instantané en la découvrant; elle coûte un certain prix, mais j’ai craqué, je l’adore. Son coloris rose framboise est tellement joyeux, et je ne préfère pas m’étendre sur les volants des bretelles et en bas, ainsi que la broderie anglaise ! Une merveille.

SHOP UNE ROBE FUSCHIA :

Robe « Cayman eyelet » Lovely Pepa Collection (prise en S)
Canotier en paille similaire ici ou ici et j’adore celui-ci
Sandales Jonak (old)
Lunettes de soleil Miu Miu
Panier similaire dispo ici ou autre modèle ici

Mon métier ? Blogueuse.

En discutant de plus en plus régulièrement avec d’autres blogueurs, le constat que nous faisons tous est globalement le même : bloguer est compliqué. Que l’on vive de son blog ou non, d’ailleurs. Mais je parle en mon nom et du fait que ce blog soit devenu mon activité professionnelle à temps plein.
J’ai eu envie de partager avec vous mon expérience, acquise en bientôt huit années que je poste sur « Hello it’s Valentine ». Soit dit en passant, je me félicite (en toute modestie, ha ha) d’avoir choisi un nom qui ne dit rien du thème. On ne me catalogue alors pas directement, en lisant mon titre/ logo de blog, et j’en suis ravie. Peut-être que d’ici quelques années, si je ne l’ai pas fermé, « Hello it’s Valentine » sera devenu un blog entièrement dédié à la cause animale ou à autre chose ? Qui sait ? 😉

Quand j’ai démarré mon blog en juin 2009, j’étais graphiste et webdesigner. J’avais fermé mon compte Myspace quelques mois auparavant mais j’avais envie de continuer à publier les photos que je prenais. C’est assez chouette de penser que Myspace a été une sorte de « brouillon » de ce qui deviendrait mon job à temps plein, sans que je le sache un seul instant.
Tenir ce blog est une expérience hautement enrichissante, car j’apprends chaque jours énormément. Je découvre aussi par son biais, je m’enrichis culturellement, je fais des rencontres, je me remets en question continuellement. Partager des photos et mes pensées avec vous continue de m’enthousiasmer après toutes ces années, car aucun jour ne ressemble au précédent. J’adore ça !
Mais c’est un métier, un vrai, avec ses hauts et ses bas, ses points forts et ses énormes failles, la joie qu’il me procure et les déceptions amères auxquelles je suis fréquemment confrontée. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc dans la vie, même quand tout semble aller parfaitement bien à travers des photos.

Récemment, en déménageant, j’ai été confrontée à mon métier au sens propre du terme. Avoir le statut d’Auto Entrepreneur a été un frein, un motif de refus de notre dossier auprès de propriétaires d’appartements… J’ai énormément douté de moi, j’ai eu envie de falsifier mes papiers et ai aussi songé à tout arrêter car c’était devenu un calvaire d’enchaîner les visites d’appartements, les coups de coeur puis d’avoir des refus à la chaîne.
Je vous ai de toute façon préparé un article dédié au sujet de notre changement d’appartement, car j’avais trop à dire, et que mon expérience pourra peut-être vous être utile si vous envisagez de déménager.
Le fait d’avoir un statut méconnu, synonyme de revenus variables, effraye énormément les propriétaires. Cela laisse aussi beaucoup de gens perplexes; j’ai des dizaines d’exemples de gens m’ayant dit ou écrit « ah, blogueur c’est un métier ? ». Un tout nouveau métier, mais un métier quand même. Pour lequel je me donne à 300%, 365 jours par an, en essayant de le faire respecter. C’est, je crois, ce qui est le plus compliqué et ce ressenti est partagé par pas mal de connaissances dans l’univers du lifestyle, du voyage, de la mode, de la beauté.

Ce qui semble le plus ardu là dedans, est surtout qu’il n’existe à ce jour aucune réelle « Charte » ou des « Mentions Légales » quand on fait ce métier et que l’on gagne de l’argent par son biais. Pour vous expliquer plus clairement, nous sommes sollicités par des marques ou agences (qui font le lien entre les marques et nous, blogueurs) afin de créer du contenu publicitaire parfois rémunéré pour ces mêmes marques. Quand nous publions ces contenus, vous êtes à peu près assurées en tant que lectrices, de pouvoir lire quelque part dans la publication : #sponsored ou #ad (qui signifient « sponsorisé » et « pub » en anglais). Ou bien « article sponsorisé ». Uniquement dans le cas où l’on perçoit de l’argent. Pour ma part, je n’ai jamais dissimulé cela et j’assume entièrement le fait d’être rémunérée pour porter un vêtement, parler de cosmétiques, de bijoux ou -plus rarement- de destinations touristiques.
En disant cela, je ne souhaite absolument pas dénigrer ou lancer de pique à qui que ce soit ne procédant pas ainsi. Chacun est libre de bloguer comme il l’entend, bien que je désapprouve personnellement le fait de poster de la publicité cachée. Personne n’est dupe, de toute façon.

Le fait qu’à l’heure actuelle en France, aucune « Charte » n’existe sur l’éthique à avoir en tenant un blog, entraîne évidemment des comportements variés. On essaye tous de faire de notre mieux, sans réel « cadre » qui valorise notre activité. Je pense d’ailleurs en premier lieu, au fait que notre nouveau métier effraye les propriétaires d’appartement (exemple personnel qui m’a touchée, mais il en existe certainement beaucoup d’autres). Sans cadre, il y en a certains qui trichent. Tricher dans l’univers du blogging consiste à acheter ses visites de blog (comme falsifier des papiers, même topo) et/ ou ses followers sur les réseaux sociaux. En procédant ainsi, on veut paraître plus gros que le boeuf, quand on est une petite grenouille qui a envie d’aller plus vite, sans gravir un à un les échelons pour atteindre ses buts… Mais tricher porte préjudice aux autres blogueurs, qui ont gravi ces échelons en travaillant. Les agences et les marques ne savent pas du tout différencier les tricheurs des blogueurs honnêtes, et tout cela crée pas mal de confusion dans le milieu.

Cette discussion et ce constat, nous l’avons systématiquement entre blogueurs quand on se rencontre en blog trip ou sur des événements. Quand on tient un blog, presque tout se fait à la tête du client, au cas par cas, selon les affinités et le réseau. Ça, on ne nous l’apprend pas à l’école, mais c’est une réalité. Faire copain-copain avec tout le monde aide concrètement à avoir/ faire plus. Ne comptez pas uniquement sur votre travail bien fait, rendu dans les temps. Cela ne fonctionne pas aussi logiquement.
Je n’aime pas agir par intérêt : j’ai très très peu d’ami(e)s et je copine difficilement. Jamais dans un but intéressé, il faut qu’on ait mutuellement un coup de coeur amical pour que ça marche. Si je m’entends facilement avec les gens sympas, je ne mélange jamais travail et amitié. Mes très rares amies n’ont pas de blog et certaines ne sont pas sur les réseaux sociaux. Je les protège en les cachant, car je tiens à mon jardin secret.
Mes aventures (et mésaventures) m’apportent tellement que je peux affirmer une chose : bloguer en freelance m’a plus appris bien plus que plein des CDD et CDI dans diverses agences et boîtes, avec des directeurs et collègues à mes côtés. On apprend quoi que l’on fasse, mais devoir mener sa barque tout seul est un challenge que j’ai plaisir à relever chaque jour (week-end et vacances inclus). Cela me demande de la polyvalence, de la créativité, de la fermeté, de la diplomatie, des concessions, de relever des défis : tout est hautement stimulant. En cas d’échecs (et croyez-moi, il y en a souvent !) je me reprends en main tout de suite et continue ma route.
Une seule et unique chose que je retiens de mon parcours, à l’heure actuelle, ne plus jamais dépendre ou avoir besoin de quelqu’un pour gérer ce que j’arrive à faire seule. Mon avis étant que si l’on est apte à s’exprimer, personne n’a à s’exprimer à votre place ni en votre nom. Si l’on réussit à avoir une ligne éditoriale, il faut se bagarrer chaque jour pour la faire respecter en n’acceptant pas d’en dévier.
Je tiens un blog, je vis de mes passions. C’est sûrement loin d’apparaître comme envisageable pour des gens qui ne savent pas ce que c’est, ni qui considèrent que travailler de chez soi (en pyjama, parfois) sans avoir de patron ni de collègues autour est « normal ». Mais c’est un fait, j’en suis fière, je l’assume et je ne mens plus jamais quand on me demande ce que je fais dans la vie. Je suis blogueuse, c’est un nouveau métier, et j’arrive à en vivre sans être une « vendue » ni « bouffer à tous les râteliers » ou être « sponsorisée » en permanence. C’est bien ça le plus complexe d’ailleurs ! ^^

C’est une réflexion un peu décousue dans l’ensemble, je m’en rends compte. J’ai surtout à coeur d’être vraiment sincère avec vous, de vous dire les choses. J’estime être restée la même depuis les débuts de mon blog. La langue de bois est la chose la plus facile sur internet et dans la vie réelle : parler de choses légères, qui ne fâchent pas, sans prendre parti ou avoir des convictions, des valeurs. J’envie un peu celles et ceux qui n’ont jamais suscité la moindre critique ou le moindre « bad buzz », mais quand j’y pense, ce sont surtout des gens qui ne me ressemblent pas. Or on est unique, je n’ai pour but que de rester fidèle à moi-même. Tant mieux si ça ne plaît pas à tout le monde. Oui, tant mieux et pas tant pis : il ne faut pas vouloir plaire à tout le monde, d’une part car c’est impossible et d’autre part car « tout le monde » est un concept qui n’existe pas ! 😉
Si vous me suivez ici, depuis 8 ans, 8 mois ou 8 jours, je pense que c’est essentiellement car vous avez accroché avec quelque chose qui vous fait revenir. Qu’importe ce que c’est, je vous remercie de tout mon coeur d’être là, virtuellement et dans la vie réelle. Je connais ma chance de vous avoir et de vivre ce que je vis grâce à vous.

Combi-pantalon via Promod (similaire sans manches ici)
Baskets de running UltraBoost X via Adidas
Tote bag Brandy Melville (old)

Végétarienne depuis 3 ans, mon bilan et mes conseils

Il y a environ trois ans, j’ai arrêté de consommer de la viande. L’été dernier, j’ai pris la décision d’arrêter également de consommer du poisson. De ce fait, je suis devenue officiellement végétarienne.
Petit rappel du lexique « végétarien, végétalien, vegan » :

  • Les végétariens ne consomment pas de produits animaux (poisson, viande).
  • Les végétaliens, ne consomment ni produits animaux, ni sous-produits animaux (lait, fromage, œufs, miel).
  • Végan est un terme plus large, qui correspond à un mode de vie et ne se réfère pas qu’à l’alimentation. Ainsi, les végans excluent de leur consommation les produits issus de l’exploitation des animaux. Ils ne portent pas de laine, de cuir, de soie et font également attention à la composition de leurs cosmétiques.

Pour ma part, je tends de plus en plus vers un mode de vie végétalien dans ma façon de me nourrir et même si je ne suis pas encore vegan, je refuse quotidiennement des partenariats et cadeaux pour des accessoires/ bijoux en cuir.
Pour le moment, je garde ce que je possède qui est en cuir, je porte encore sacs et chaussures dans cette matière, mais je n’engrange plus rien. Ni achats personnels, ni cadeaux. Je me tiens à cette décision depuis de longs mois et j’ai un mail « type » pour refuser poliment de faire la promotion de cuir, car je reçois en moyenne 2 à 3 mails différents par jour, de marques de maroquinerie qui souhaitent un coup de pub.

Venons-en au vif du sujet : l’alimentation. Je vais essayer de faire au plus court, car je trouve qu’un message passe mieux quand on ne se perd pas en digressions ni en trop nombreux exemples.
Toutes les photos ont été prises par mes soins, à différents moments de l’année. Les salades avec tomates ont été prises l’été dernier, etc. Je mange des choses de saison et sur la pizza maison ci-dessous, nous avons mis du fromage vegan dessus. C’était un délice !

Comment tu as fait pour arrêter la viande et le poisson ?

Cela ne m’a pas forcément « pris » du jour au lendemain, mais je me documente beaucoup sur la condition animale. Sachant comme cela se déroule dans l’industrie de la viande et de la pêche, un profond dégoût s’est installé et s’est renforcé au fur et à mesure du temps. Je mangeais régulièrement de la viande « comme tout le monde », puisque dès l’enfance, on nous serine qu’il faut manger des protéines pour bien grandir, être fort, ne pas avoir de carences en fer, etc. (Coucou le lobby qui lobotomise les foules !)
Il a fallu que j’atteigne mes 31 ans pour qu’il y ait une réelle prise de conscience, après avoir visionné des images très choquantes (qu’on tente de nous cacher à tout prix) et en n’étant plus dupe des publicités télévisuelles d’animaux qui dansent, chantent et semblent heureux, avant d’être miraculeusement transformés en nourriture… Au secours la manipulation.
Arrêter la viande puis le poisson, a été une des meilleures décisions de ma vie. Pas un seul jour ne passe sans que j’éprouve le moindre regret ou la moindre « nostalgie » du goût de la chair animale. Je n’en veux plus, et comme je n’en achète plus depuis belle lurette, mon amoureux a lui aussi suivi naturellement cette voie. Je ne l’ai jamais forcé à rien, nous n’en avons pas souvent parlé, mais je pense qu’à notre âge, on peut de moins en moins faire l’autruche et ignorer ce qui se passe dans l’industrie alimentaire.
Ce sont 3 Millions d’animaux qui sont tués PAR JOUR, en France (source). Ce chiffre me donne le vertige, c’est insoutenable. Voilà pourquoi je ne veux plus contribuer à ce massacre, même si cela « ne fait aucune différence », je suis persuadée qu’une vraie prise de conscience est en cours.
Tout le monde autour de moi (mon coiffeur, des copines plus ou moins proches, des gens que je rencontre via mon métier…) me dit qu’il a fortement diminué sa consommation de viande. Cela n’est donc pas impossible à faire, et de diminuer à arrêter, il n’y a qu’un pas. De toute façon j’ai compris qu’il n’était nullement nécessaire pour l’être humain de se nourrir de chair animale pour rester en vie et être en bonne santé.

Mais la viande c’est indispensable pour être en bonne santé !

« Consommer régulièrement (plus d’une fois par semaine) de la viande rouge et des viandes transformées (charcuterie and co : le pire du pire) est cancérigène et augmenterait les risques de cancer du colon, du pancréas, de la prostate. En plus de maladies cardio-vasculaires, de l’hypercholestérolémie, l’obésité, l’hypertension… » (source).
« Contrairement aux loups et aux hyènes, les humains savent depuis dix mille ans cultiver la terre, grâce à quoi ils peuvent notamment produire des céréales (blé, riz, millet…) et des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots…) contenant toutes les protéines nécessaires. On peut vivre sans tuer et sans carences : les humains ont une capacité morale leur permettant de choisir la justice au lieu de la loi du plus fort. » (source).
Personnellement, puisque j’aborde mon expérience et dresse un bilan ici avec vous, je n’ai jamais été aussi bien dans mon corps depuis que j’ai cessé d’ingérer de la chair d’animaux morts. J’ai de plus beaux cheveux, mes ongles poussent à une vitesse folle, j’ai moins d’acné qu’avant, je me sens globalement mieux dans mon ventre. La viande n’est en rien indispensable à une bonne hygiène de vie, ni pour se sentir fort ou faire du sport. Juste pour confirmer cela, tapez « Vegan healthy routine » ou « Sporty vegan » dans YouTube. ^^

Tu n’as pas de carences ?

C’est amusant, mais c’est LA question qui revient quand les gens apprennent que vous ne consommez plus de viande ni de poisson. Comme si il était subitement plus important de se préoccuper de notre santé et de ce qui se passe dans notre corps, plutôt que de voir directement l’aspect positif et se dire « cette personne ne participe plus au massacre de millions d’animaux, c’est vraiment chouette« . Bref.
On peut très bien se passer de viande et être en excellente santé, ce qui est le cas de tous les végétariens et vegan que je connais. Je n’ai pas de carences, puisque mon dernier bilan sanguin était excellent, que je peux courir 10km sans soucis, porter des choses lourdes, monter les escaliers, marcher vite et longtemps… Je donne mon sang régulièrement puisque ayant le groupe sanguin donneur universel, et jusqu’à présent cela n’a jamais posé le moindre problème.
Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste à Paris V joint par 7×7 : « Les végétariens  sont en meilleure santé que les carnivores. Cela vient du fait qu’ils font aussi plus attention à leur alimentation et ont en général un mode vie plus équilibré« . (source)
« Un régime sans viande entraînant, dans une moindre mesure, un défaut d’apports d’acides aminés essentiels pourra être compensé en mettant l’accent sur les protéines végétales que l’on trouve dans les légumineuses (fèves, haricots, lentilles, pois…).Le bon reflexe : associer légumineuses et féculents, par exemple haricots rouges et riz, etc. Les légumineuses apportant également du fer. Autre astuce : consommer régulièrement des fruits secs comme les amandes, riches en fer. » (source)
Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé en privé ce que je mangeais, car vous savez que je suis végétarienne, et vous vous intéressez au sujet, sans savoir concrètement quoi faire. Je vous avais dressé une longue liste de super livres pour cuisiner végétarien et/ou vegan. Puisez dedans, ou baladez vous au rayon « Livres de cuisine » dans votre librairie ou FNAC. Nul doute que vous trouverez votre bonheur à travers des lectures enrichissantes et pleines de bons conseils. Plein d’idées de sites où vous trouverez des recettes ici. Oh et accessoirement, cela fait environ trois ans que je n’ai pas été malade : pas un rhume, pas une angine, aucun virus attrapé. On peut parler de coïncidence… ou pas ! ha ha. Je prends de la vitamine B12 en complément alimentaire, sinon, à raison d’une gélule par jour. J’ai trouvé mon flacon chez Naturalia, de la marque Solgar.

« Les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs.  » (Position de la plus grande association de nutritionnistes au monde, l’Academy of Nutrition and Dietetics).

Et les enfants ? C’est grave pour eux s’ils ne mangent pas de viande ?

« Difficile de ne pas lier les doutes et les craintes autour de l’alimentation végétarienne – chez l’enfant, mais pas seulement – au manque d’études et de littérature scientifique. « Il n’y a pas d’enseignement en France sur les régimes végétariens et végétaliens », déplore Jérôme Bernard-Pellet, qui évoque tout de même deux articles scientifiques de The American Journal of Clinical Nutrition. L’un, datant de 1988 et mené en Grande-Bretagne, conclut qu’il n’y a pas de troubles de la croissance chez les enfants véganes. L’autre, de 1994, souligne que la taille des enfants véganes est normale, mais qu’ils ont tendance à être un peu plus maigres que leurs camarades omnivores. Il cite également la position de l’Association américaine de diététique, qui estime que « les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie ». Peut-être serait-il temps pour les scientifiques – français, européens, internationaux – de se lancer dans des études détaillées ? » (source)
Comme je vous le disais dans mon InstaStory hier soir, je vais débuter la lecture de « Bébé Veggie » d’Ophélie Véron aux éditions La Plage. Ma nièce ne mangera pas de viande quand j’en aurai la garde de temps en temps, ma soeur et son conjoint sont tout à fait OK avec ça et je ne crains aucun effet négatif sur la santé de cette future petite fille (elle n’est pas encore née, mais c’est une question de jours) ^^
P.S : Voici le témoignage d’Adèle, 11 ans dont 3 ans de végétarisme.

Pfff tu suis la tendance, c’est « BoBo » d’être végétarien

Ce constat est concret : oui, on parle de plus en plus de la cause animale, désormais des images « choc » filmées en abattoirs sont propagées très rapidement grâce à internet, les gens discutent de plus en plus de ce sujet… C’est donc « à la mode » ou en tout cas, actuel.
BoBo ou pas, les faits sont là. Les animaux souffrent dans les élevages intensifs, parqués dans des enclos individuels minuscules, souvent sans voir la lumière du jour, les veaux séparés de leur mère dès la naissance, des vaches épuisées de produire tant de lait, des cornes brûlées à l’acide, l’abattoir pour seule perspective… Quant aux cochons, castration à vif, sevrage, coupe de queue, meulage de dents, cages, caillebotis… cauchemars en série. (source et source).
J’ai bien envie d’être vulgaire, face à ce genre d’attaque pleine de mépris et d’agressivité (le terme « BoBo » étant redondant) mais je me contenterais de dire que chacun a un degré de sensibilité et d’empathie qui lui est propre. Si on milite pour la cause animale, on est forcément plus en colère et révolté que la moyenne des gens qui ne voient pas passer le dixième du quart des horreurs causées aux animaux. Alors, si de ce fait je suis cataloguée comme « BoBo » ou autre petit surnom ridicule, soit.
Je sais que parmi vous, qui me lisez, il y a une majorité de jeunes (et moins jeunes ^^) femmes ouvertes, cultivées, intelligentes, désireuses d’apprendre et de vous informer.
« Le végétarisme se développe : 10 % des français envisagent de devenir végétariens dans les années à venir selon un sondage Opinion Way réalisé pour Terra eco en janvier 2016. » (source)

J’espère que cet article vous aura aidé à prendre un petit peu plus conscience des choses ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire juste en dessous et à partager votre expérience, vos conseils ou avis. Je lis tous vos messages !

Lire ou relire :

Cuisiner végétarien et vegan : des idées de lectures

Et toi, qu’est-ce que tu manges ?

10 gestes écolos au quotidien

Extracteur de jus et recettes

Et si on « consommait » la mode autrement ?

helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_11Je vous invite dans un premier temps à visionner cette vidéo et lire l’article sur ce lien.

Pollution, dégâts environnementaux, salaires dérisoires, conditions de travail dangereuses, travail des enfants… Vous le saviez déjà, je ne vous apprends rien. Cependant, plus le temps passe, et plus je prends conscience de la portée de ce que je partage ici. Si cela se veut léger, dans le fond il n’en est rien, car je passe plus de temps à travailler pour que le contenu reste dans ma ligne éditoriale et respecte mes valeurs. Mon job repose entièrement sur les fringues. Je ne l’ai pas choisi en ouvrant ce blog, c’est arrivé naturellement, mais j’ai bien conscience qu’en montrant ce que je porte, en ayant constamment des nouveautés dans mon dressing, je vous encourage, vous mes lectrices, à acheter plus, plus souvent et pas forcément mieux. C’est un cercle vicieux, puisque nous achetons des vêtements et accessoires dont nous n’avons (pour la plupart) pas réellement besoin.
Néanmoins, même si j’ai à coeur de rester cohérente avec mes convictions, tenir ce blog est un gouffre à tentations. On me propose mille et unes choses par jours, en cadeau, pour que je vous en fasse la promotion. Je réponds plus souvent « non » que « oui », soyez-en certaines. Malgré tout, j’ai très souvent mauvaise conscience car je sais pertinemment d’où viennent les vêtements que je porte et je me doute bien de la façon dont ils ont été fabriqués. Sans être sûre à 100% pour tout, puisque je ne suis pas allée moi-même constater comment sont créés les vêtements que je porte. En tout cas, je me pose énormément de questions et dès que possible, je les partage avec la marque pour qu’elle m’en dise plus. Très peu sont à même de me répondre au sujet des conditions de travail des employés dans les usines textile. C’est vraiment contrariant, en tant qu’acheteur et client, de ne pas avoir un droit de regard totalement transparent sur ce que l’on décide d’acheter. Je parle ici de mode, car on est complètement informés en ce qui concerne l’exploitation et la souffrance animale, mais c’est un très vaste autre sujet.

helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_1 helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_2 helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_3J’ai contacté des marques éthiques et vegan, pour leur proposer des collabs : aucune n’a pris la peine de me répondre. C’est dommage. Ces marques là font mieux que les autres en terme d’éthique et d’écologie, mais elles affichent toujours des prix exorbitants… On en revient toujours à « qualité vs quantité » et généralement notre choix est vite fait. Mais ça aussi,c ‘est un autre sujet finalement.

Dans l’optique de vous présenter des choses originales, j’estime primordial de vous faire découvrir de jeunes créatrices/ créateurs. Je fonctionne aux vrais coups de coeur avec eux, et ne choisis de vous en parler que si j’aime sincèrement leur travail et si certaines pièces me correspondent. Il me semble essentiel de toutes et tous savoir nous tourner vers le travail de jeunes entrepreneurs et de les soutenir car ils produisent eux même ou font souvent produire par des gens qui vivent directement de ces réalisations. Je pense à Panafrica, à CJ Talibès, à Emweg, à Dissident Sheep, à Locher’s, à Antik Batik, à Nature et Découvertes, à Panthéone, à Blondifox, à Marlette, à Bordezac, à Boden, à Elise Chalmin et tant d’autres que j’oublie. Si vous me suivez ici depuis plus de sept ans, vous savez que j’ai démarré en étant moi-même jeune entrepreneur, dans l’univers du doudou en tissu. Je les cousais moi-même, les vendais lors de marchés de créateurs et ne gagnais pas un centime de bénéfices ! Ha ha. Aussi, que quelqu’un sache créer de ses dix doigts est à encourager profondément et avec respect.

helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_4 helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_5 helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_6Pour éviter l’engorgement de mon placard, vous le savez, j’organise régulièrement des Vide Dressing à Paris. Croyez-bien que j’adorerais me déplacer en France afin de vous rencontrer, mais cela demande beaucoup de temps libre et d’organisation. En tout cas, ces journées de vente sont merveilleuses car je peux vous rencontrer en direct, échanger avec vous, faire des photos à votre demande (je suis toujours la plus intimidée dans ce cas là) et casser la barrière du virtuel. Accessoirement, je déleste mes portants avec des prix riquiquis, pour votre plus grand bonheur ! L’idée qu’un vêtement puisse vivre une seconde vie m’enchante.
Parfois, je chine dans des boutiques vintage, où l’on peut trouver des perles rares, datant de parfois trente ou quarante ans. Plutôt que de jeter, donnons, échangeons, laissons en cadeau à nos voisins ou nos ami(e)s. Je le fais déjà avec mes magazines et parfois mes livres.

helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_8 helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_7 helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_9Autre point important : on me prête beaucoup (collaboration avec Kookaï actuelle, ou collection Antik Batik x Bocage, entre autre) et je crois que je préfère ce système finalement. Ainsi, je n’ai pas l’impression de faire tourner cette industrie de la mode jetable, terriblement gourmande en eau potable, en travail inhumain, en pollution de toutes sortes, etc. C’est le même système qu’une bibliothèque : j’emprunte, je porte pour shooter et partager mes looks ici, je rends. Même si cela ne représente pas l’intégralité de ce que vous voyez ici, quand c’est le cas j’ai bien meilleure conscience.
Par exemple, vous le savez, je reporte souvent les vêtements que j’ai et je crois que vous appréciez. Petit à petit, je tends à proposer plus souvent des looks avec des choses que j’ai déjà, depuis plus ou moins longtemps, en les mixant avec d’autres choses plus ou moins récentes. Comme c’est le cas avec ce look, précisément : vous avez déjà tout vu porté, au moins une fois.
Je vais vous faire une confidence : cela me fait mille fois plus plaisir d’avoir des compliments ou des commentaires sur mon éthique que sur mes cheveux. Même si les deux font plaisir, je me sens bien plus utile et fière dans le premier cas. 🙂
helloitsvalentine_dejavu_jupe_bellerose_kaki_10Je suis évidemment toujours enchantée de lire vos réactions et j’espère que ce sujet qui nous touche absolument tous, vous fera réagir. N’hésitez pas à me donner votre ressenti sur votre façon de consommer ou non. De même, si vous avez des conseils pour freiner le shopping, avoir une consommation « slow » et vous y tenir, cela sera un plaisir de vous lire.


Teddy via Promod (Sold out)
T-shirt GAP (old)
Jupe « Hopla » via Bellerose (prise en taille 0)
Baskets via Superga
Cabas kaki format moyen Vanessa Bruno customisé sur le corner de la marque au Bon Marché (offre terminée)
Boucles d’oreilles Loveless Paris

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