J’ai arrêté d’engranger du cuir

Cet article fait en quelque sorte « écho » à mon post « Je ne porte pas de fourrure » publié en 2013. J’aurais fort bien pu l’intituler « je n’ai jamais porté et ne porterai jamais de fourrure ». ^^
Ici, je vais parler de cuir, le sujet est donc différent car j’ai porté et porte encore des accessoires en cuir (bouuuh !) En revanche, et j’ai l’impression de radoter à fond : je n’ai rien reçu ou acheté qui soit en cuir depuis un an. J’ai un mail « type » pour refuser poliment les cadeaux de maroquinerie qu’on me propose quasiment tous les jours.
Pendant environ 3 semaines, j’avais apposé dans ma bio Instagram « NO FUR & LEATHER » afin d’essayer de ralentir justement les propositions trop récurrentes que je reçois. Cela n’a absolument pas fonctionné; la plupart des marques contactent les blogueuses, sans forcément se renseigner 2 minutes sur leur profil. Nous sommes toutes différentes et fonctionnons aussi différemment.
Aussi, j’avais très à coeur de publier à ce sujet, car sujet sensible à mes yeux. Le cuir est devenu une matière banale, normale à acheter, aussi fréquente qu’associée à l’univers du luxe. Je rejette cela en bloc et ne veux plus participer à cette industrie hyper polluante et cruelle. Le fait d’être végétarienne amène forcément à réfléchir plus loin que le bout de son assiette, et même si mon cheminement peut sembler long aux yeux de certain(e)s végan(e)s qui me suivent, l’important est que je fais ma part, tel le colibri. ^^
La mode évoluera si les entreprises et les consommateurs saisissent l’importance de changer de paradigme en agissant dans leurs faits et gestes au quotidien.
Pour illustrer cet article, pas de photos « choc » mais un look garanti 100% simili !

Le cuir provient de quels animaux ?

« Issu du tannage de la peau d’animaux d’élevage (vaches, moutons, chèvres, kangourous, autruches, crocodiles, alligators…) le cuir est un matériau issu de la souffrance animale mais aussi humaine lorsque cette industrie est délocalisée dans des pays du tiers monde. De plus, la fabrication du cuir est à l’origine d’importants problèmes environnementaux. » (source).

Les cuirs s’obtiennent aussi à partir de reptiles (crocodiles, lézards, serpents…) ou de poissons cartilagineux (galuchat). PETA ajoute à cette liste : « les chevaux, les agneaux, les cochons, les chiens et les chats. » (source)
« En portant du cuir, nous cautionnons des pratiques d’élevage industriel faisant fi de la souffrance animale. Le transport des animaux vers l’abattoir s’effectue dans des conditions atroces la plupart du temps et l’abattage (…) reste extrêmement violent. De plus, les peaux sont également achetées en masse à des pays qui sont beaucoup moins regardant quant aux conditions de transports et d’abattage des animaux.  » (source)
Les bases sont posées. On ne peut plus ignorer que cette matière est synonyme à 300% de souffrance animale et humaine, de catastrophe écologique, tout en restant parfaitement « normale » à voir et à acheter très facilement, dans quasiment tous les magasins…

Le cuir en quelques chiffres

« Pour une paire de chaussures, il faudra parcourir le globe : produire la matière première aux USA, tanner le cuir au Bangladesh, assembler le tout en Chine, et enfin la vendre en Europe.
Question chiffres (cuirs et peaux bruts) :

  • les États-Unis sont les premier exportateurs de cuir ;
  • la Chine est le premier importateur ;
  • la France est le troisième exportateur mondial (soit 6,1% des exportations mondiales) ;
  • la France est le 11ème importateur mondial (soit 2,0% des importations mondiales).

L’ensemble de ces échanges ne facilitent pas la traçabilité : le cuir est une industrie opaque. » (source)

« Pour que la peau d’une vache devienne du cuir, plusieurs étapes sont nécessaires. Depuis le début du XIXe siècle, c’est le tannage au chrome qui est le plus largement utilisé. Cette méthode se révèle la plus rapide et la plus stable : la transformation d’un cuir peut être observée en 24 heures, alors qu’il faudra 30 jours pour tanner un cuir avec des substances végétales. » (source)

« (…) l’industrie de la chaussure consomme plus de la moitié (53%) du cuir mondial. » (source)

« Les dépouilles et les peaux du bétail, moutons et chèvres proviennent principalement de plus de 35 millions de bovins qui sont abattus et consommés chaque année et des vaches laitières qui sont tuées une fois qu’elles ne sont plus rentables pour la production laitière. »

Enfin, le tannage d’un kilogramme de cuir exige au moins 35 litres d’eau.

Cuir = souffrance animale et humaine

« Un enquêteur de PETA Asie a montré ce qui se passe dans les abattoirs de chiens à l’Est de la Chine. Les images obtenues par l’enquêteur montrent que, les uns après les autres, les chiens sont violemment attrapés par le cou avec des pinces en métal et matraqués sur la tête avec un gourdin. Certains chiens perdent connaissance pendant que d’autres hurlent et agonisent, grièvement blessés à la tête. D’autres suffoquent après avoir été égorgés. Enfin, ils sont dépecés. L’enquêteur de PETA Asie a même vu des employés dépecer des chiens encore vivants.

Les chiens qui s’apprêtent à se faire dépecer peuvent sentir, entendre et voir ce qui arrive à ceux qui les précèdent. Nombre d’entre eux sont tellement terrifiés qu’ils montent les uns sur les autres dans la zone d’attente, cherchant désespérément une sortie de secours.

Un employé de l’abattoir a confié à l’enquêteur de PETA Asie qu’il tuait jusqu’à 200 chiens chaque jour. Quand la vidéo a été tournée, il y avait 300 chiens vivants en attente d’être abattus. Selon les informations obtenues par l’enquêteur de PETA Asie, la peau de chien est transformée en gants de soirée pour femmes, gants de travail pour hommes, chaussures, ceintures, garnitures de col de manteaux et d’autres produits exportés de par le monde. Bien sûr, aucune entreprise ne va indiquer que ses gants ou ses ceintures sont faits à partir de peaux de chiens. Un propriétaire d’une des usines de transformation a confié à l’enquêteur de PETA Asie que ses produits étaient commercialisés en les faisant passer pour de la peau d’agneau. Si vous achetez du cuir, à moins de faire un test ADN, il n’y a quasiment aucune façon de savoir ce que – ou plutôt qui – vous portez.

Parce que le cuir est le dérivé le plus rentable de l’industrie de la viande, acheter du cuir contribue directement à l’élevage intensif, aux abattoirs et à toute la cruauté que cela génère. Les animaux, élevés dans des élevages industriels crasseux et surpeuplés, sont souvent en cage et privés de tout ce qui est naturel et important pour eux, comme rechercher de la nourriture et élever leurs petits. La plupart d’entre eux subissent des mutilations douloureuses, comme avoir leurs dents, queues et testicules coupées et être décornés et débecquetés sans traitement antidouleur. Les femelles sont constamment inséminées artificiellement et leurs bébés, terrifiés, leurs sont enlevés peu de temps après la naissance. À l’abattoir, une partie des vaches, cochons, poulets et moutons sont égorgés alors qu’ils sont toujours conscients et qu’ils ressentent la douleur. » (source)

Cuir = pollution

« En plus d’être responsable de l’abattage de millions d’animaux chaque année, l’industrie du cuir -comme celle de l’élevage industriel- est responsable de beaucoup de dégâts sur l’environnement. Le tannage a la réputation non enviable d’être l’une des industries les plus immondes et nauséabondes. Cette réputation repose sur des caractéristiques des villages de tannerie vieilles de 100 ans mais qui persistent encore. » (source)

« Le tannage pollue les rivières et les nappes phréatiques. Les tanneries utilisent une importante quantité d’eau et de composés chimiques (pour certains toxiques) afin de façonner, assouplir et teinter les peaux avant leur commercialisation.
En Tunisie, sur 440 entreprises, seules 2 possèdent un système d’épuration. De plus, ces tanneries n’offrent peu ou aucune protection aux travailleurs (parfois des enfants) qui barbotent à longueur de journée dans les produits toxiques. La plupart souffrent de graves problèmes de santé et au Bengladesh, on estime que 90% des ouvriers ne dépasseront jamais les 50 ans. Dans ce pays, on exporte chaque année l’équivalent de 141 millions d’euros de peaux tannées, majoritairement vers l’Europe afin d’alimenter une industrie de la chaussure et de la maroquinerie bon marché.  » (source)

« D’abord, les peaux fraîches sont recouvertes de sel lorsqu’elles arrivent à la tannerie. Elles sont ensuite rincées, épilées, puis plongées dans un bain de chrome III. Après ce petit plongeon, les peaux qu’on désigne par Wet blue sont devenues imputrescibles. Les peaux sont enfin colorées, huilées, réhumidifiées puis lissées. Le cuir chromé résiste à l’eau, à la chaleur et il peut être bouilli sans se dénaturer.
Mais le chrome III ou trivalent qui n’est pas nocif à la base le devient lorsqu’il est associé à d’autres substances. Il se transforme alors en chrome VI ou hexavalent, très allergisant, pouvant même s’avérer dangereux pour la santé.
Le chrome VI peut engendrer des démangeaisons légères jusqu’à des dermatoses plus importantes comme l’eczéma de contact et même une surinfection. Ce type de dermatose peut évoluer gravement jusqu’à devenir handicapante. Si le chrome VI est un sérieux allergène pour la peau, il est en outre très dangereux lorsqu’il est inhalé. Si le consommateur n’est pas exposé directement à l’inhalation de cette substance, en revanche, les ouvriers qui travaillent dans les tanneries le sont, alors que le chrome VI est cancérogène pour les voies respiratoires et la cavité nasale.

Selon une enquête menée par France 5, au moins 30 % des chaussures en cuir que nous achetons en France contiendraient du chrome VI.

Les enquêteurs ont ainsi fait tester 10 paires de chaussures en cuir (dessus et intérieur) de toutes les gammes – avec des prix allant de 25 à 200 euros – auprès d’un laboratoire de Genève. Au vu des résultats, on comprend qu’il est tout à fait possible de produire du cuir sans résidu de chrome VI puisque 7 paires sur 10 n’en contenaient pas. Du moins pas en quantité décelable. En revanche, les modèles vendus par Carrefour, La Bottine Souriante et surtout Éram en contenaient une concentration très importante. » (source)

Quelles sont les alternatives au cuir ?

« Le cuir artificiel/synthétique/vegan ou encore faux cuir, conçus à base de plastiques ou de fibres végétales. En comparaison avec les cuirs bas de gamme, le synthétique reste tout de même le meilleur choix. Les filières pétrochimiques sont davantage contrôlées et les produits peuvent être de très bonne qualité. » (source)
Liège, champignons, ananas, eucalyptus, produits synthétiques : les alternatives au cuir sont en plein essor ! Guettez les deux derniers pictogrammes de cette fiche, présents obligatoirement sur les étiquettes transparents collées sur les semelles des chaussures ou les étiquettes des sacs, portefeuilles, etc. :

Quelles marques de prêt-à-porter son fiables ?

Voici un article de blog parfait, contenant 22 marques véganes idéales, pour une alternative au cuir. Merci et bien joué, Angélique !

Et moi, et moi, et moi ?

Eh bien en ce qui me concerne, le « déclic » s’est fait sur le long terme. Cela ne m’a pas pris un matin au réveil, mais j’ai saturé de recevoir de façon trop répétée des mails me proposant de cadeaux à la chaîne. Cela ne s’est pas arrêté du tout, mais au lieu d’accepter (avec joie et surtout sans réfléchir) j’ai maintenant la conviction que le cuir n’est pas une matière noble, luxueuse ou en accord avec mes convictions personnelles.
On en revient une fois de plus à notre déménagement, mais devoir vider un grand placard plus un dressing et (re)découvrir tout ce qui y était entassé… un ras-le-bol m’a envahie. Overdose de chaussures et de sacs, que je ne porte plus. J’ai fait un constat très simple : STOP.
Depuis un an donc, je refuse la maroquinerie, je réponds que je n’ai pas besoin d’accessoire en cuir. Les mentalités n’évoluent pas très vite. La plupart des gens sont persuadés que le cuir est indispensable, que seul le cuir convient à leurs pieds sensibles, qu’un sac à main en cuir est de meilleur qualité que du simili et se rassurent ainsi, pensant faire le bon choix de consommation.
Je sais que la route sera encore très longue pour les animaux, qu’il va y avoir encore des milliards de meurtres abjectes et inutiles, pour réapprovisionner les étals des magasins. C’est trop ancré dans les esprits que la peau d’animal est la matière indispensable pour ranger ses affaires ou marcher dans la rue.

Je vous invite de tout mon coeur à essayer de repenser votre schéma de consommation et de tester un sac et/ou une paire de chaussures en synthétique, garanti sans cruauté animale. Oui, cela sera peut-être plus cher que du cuir, mais pas forcément. Oui, cela vous fait sortir de vos habitudes et de votre zone de confort. Oui, vous en reviendrez peut-être à vos boots en cuir, in fine. Mais vous aurez essayé et sûrement qu’essayer quelque chose, c’est l’adopter. Dans mon cas, c’est un grand « oui ! »

Concernant mon sac Flore et Line, il est en liège. Il s’agit bien du même liège que celui des bouchons de bouteilles ! « Ce matériau souple et résistant peut aussi être façonné comme du cuir. Il est en plein essor par exemple au Portugal, où de nombreux articles (sacs, ceintures, bijoux, objets, chaussures, etc) sont fabriqués en liège.
Le liège est l’écorce superficielle de l’arbre chêne-liège. Prélevée environ tous les 12 ans, elle ne nuit pas à l’arbre, et le processus de fabrication est écologique et éthique. L’arbre est en plus un puits de carbone d’autant plus efficace qu’il est utilisé pour produire du liège. » (source)

Plein de matières végétales, alternatives au cuir à découvrir ici. Vivement que le cuir d’ananas (appelé piñatex) soit plus répandu ! 🙂


Pour en savoir (et en voir) plus (attention images choquantes mais bien réelles) :


J’espère que cet article aura pu vous faire un peu réfléchir, prendre conscience de ce que vous portez, si vous achetez du cuir sans même y penser. Les commentaires sont, comme d’habitude, ouverts à la discussion. Ils seront modérés en cas d’insultes, de propos « hors sujet » et d’agressivité inutile. Merci de rester courtois(ses), si vous vous manifestez. J’ai bien conscience que ce sujet sensible va éveiller des réactions outrées.
Je ne suis pas dans le jugement d’autrui, mais j’aspire à essayer d’être pédagogue ou du moins d’essayer de vous faire réfléchir personnellement à votre façon de consommer.
Sachez que je suis toute disposée à répondre à quelqu’un qui souhaite repenser sa façon de faire. Car, comme c’est trop souvent le cas, répondre à quelqu’un qui fait preuve d’intolérance ou d’irrespect dans la formulation de son commentaire, cela augure mal, vous en conviendrez.

Je porte :
Manteau Georgina via Boden (pris en PETITE taille 36)
Pantalon 7/8ème Mirabelle via Boden (pris en PETITE taille 36)
Blouse en dentelle Easy Clothes
Sandales YesStyle en simili suede
Sac « Zoé » en liège via Flore et Line

Comments

  1. Merci Valentine pour cet article. Personnellement je n’ai pas encore franchit le pas, Mais cet article fait ouvrir les yeux et me permettra sûrement d’avoir une consommation plus « responsable » a terme (je l’espère en tout cas), Et d’essayer petit à petit de faire évoluer mon alimentation ainsi que Ma consommation.
    Belle journée 😉

  2. Chère Valentine,
    C’est un article très instructif, mais surtout très émouvant et qui me laisse une boule dans la gorge.
    Merci car je n’étais clairement pas bien renseignée sur le sujet… ça ouvre en effet des pistes de réflexion sur sa consommation…

  3. Je suis tout à fait d’accord avec toi (bien que je ne sois pas complètement végétarienne et ait encore du mal à arrêter complètement) par contre j’ai une question, et comme tu es sûrement mieux renseignée que moi : quelle alternative au faux cuir en plastique ?? Parce qu’à la base, dedans il y a du sable, ce qui est une catastrophe environnementale insoutenable… et je me doute bien que même les marques les plus vegan qui soient ne vont pas jusqu’à fabriquer à partir de fibres de plastique recyclées…?
    Entre les animaux et la planète il y a quand même un choix assez dur à faire là !
    J’espère qu’il y a et y aura de plus en plus d’autres solutions.

    • Mais l’impact environnemental du cuir animal est désastreux, c’est détaillé ici ! Alors certaines marques vegan sont vegan et écologiques, mais sinon vaut toujours mieux prendre une paire synthétique, on aura au moins supprimé le désastre éthique…

      • Je suis bien d’accord, je dis juste qu’entre 2 catastrophes environnementales, il est difficile de choisir laquelle est la « moins grave ». Et je suis aussi sensible à la cause animale qu’à celle des océans. Bien sûr qu’entre le cuir et le synthetique je choisis le synthétique. Je m’interroge simplement sur d’autres matières moins impactantes que le plastique 🙂

  4. Merci pour cet article bien documenté… le passage sur les chiens fait vraiment froid dans le dos, ça me donne envie de vomir. Et pour les animaux en général, ce sont des conditions si cruelles… L’industrie nous cache tellement de chose, on ne réalise pas qu’en achetant une paire de botte en cuir on contribue, à de telles atrocités. En tout cas ça m’a fait réfléchir. Je ne suis pas spécialement attachée au cuir, je pense que je pourrais m’en passer facilement. La seule difficulté serait de ne pas craquer pour les it bag de mes rêves, qui eux sont souvent en cuir…. Des bises

  5. Je te rejoins lorsque tu dis que finalement c’est devenu banal d’acheter du cuir. Il n’y a pas à se poser de question car c’est normal. Il en va de même pour ceux qui mangent de la viande à tous les repas : il est normal d’accompagner des pâtes avec une tranche de jambon.
    En réalité, je pense qu’à partir du moment où l’on commence à se questionner sur ses habitudes et à les mettre en perspective de la souffrance qu’elles peuvent générer, c’est déjà une avancée dans sa réflexion personnelle.
    Je reconnais posséder des chaussures en cuir mais essaie, depuis que je ss devenue végétarienne, de réfléchir aux modes de consommation qui impliquent, pour certains, de faire souffrir un animal.
    Voilà, je voulais juste dire ça.

  6. Je n’achète plus de cuir non plus depuis plusieurs mois, car comme toi, étant végétarienne, je ne pouvais plus me contenter de faire attention seulement dans mon assiette.
    Je n’ai jamais acheté de fourrure, mais j’achetais autrefois du cuir. J’ai trouve qu’il est assez facile de trouver des équivalences « sans cruauté » et je ne suis absolument pas frustrée de ne pas pouvoir acheter certaines pièces. Là où je trouve ça plus difficile, c’est pour la laine, mohair etc… J’ai du mal à trouver des pulls de bonne qualité qui n’en contiennent pas.

    En tout cas merci pour ton article 🙂

  7. Salut Valentine

    Je plussoie. Je fais juste remarquer que maintenant les marques surfent sur le « vegan » : pourquoi appeler du cuir « vegan » ?? et juste ne pas dire « sac en liege » ?? les stereotypes sont encore bien ancres et il y a encore bcp de route a faire..
    De mon cote, j’ai choisi de ne plus acheter de cuir neuf mais du cuir d’occasion parce que je trouve dommage de rentrer egalement dans un mode de surconsommation : il y a malheureusement de nombreux produits en cuir que l’on retrouve sur le marché de l’occasion neufs voire quasi neufs :'(
    Merci de tirer la sonnette d’alarme

    • C’est très important le label « vegan », qui est une garantie qu’aucun produit issu de la souffrance et mort animale n’a été utilisé, car malheureusement la colle est souvent à base de poisson, par exemple, alors des « allstars », par exemple, qui sont en tissu et plastique, ne sont pas forcément vegan :/ Et tant mieux si le « vegan » devient une tendance et que les marques recherchent l’appellation, c’est la preuve que les mentalités évoluent 🙂

  8. Merci beaucoup pour cette article qui me pousse à régléchir davantage sur ma manière de consommer. J’avais conscience que porter du cuir n’était sans doute pas la meilleure décision mais je ne mesurais pas l’étendue des problèmes que cela engendre. Je vais faire suivre ton article, qui n’est pas moralisateur mais éclairant et surtout bien documenté !

  9. J’ai vu, à mon grand désespoir, la vidéo de PETA de ces pauvres chiens … J’en ai pleuré, pleuré de dégout … Je ne mange plus de viande, de poisson, ni de fruits de mer, depuis maintenant 2 ans. J’ai aussi beaucoup réfléchi au cuir et à la fourrure, si bien que je n’ai plus du tout envie d’en acheter … Surtout après ces images … De quel droit hôte-t-on la vie d’un être vivant ? …

    https://beautymakemyhappiness.blogspot.fr/

  10. Merci pour cet article qui je l’espère fera changer les mentalités !
    Personnellement je suis à 95% végane depuis 3 ans et si je n’ai aucun soucis à acheter des matières en simili pour sacs, ceintures ou boots, ce sont pour les baskets que j’ai le plus de mal. La faute à la « mode » et la plupart des baskets sont malheureusement en daim (Vans old skool) ou en cuir (Stan Smith) et j’ai beaucoup de mal à m’en passer jusqu’à présent, mais j’en achète 2 paires par an en moyenne donc ça reste raisonné. Même si j’ai hâte que des marques fassent des baskets véganes vraiment chouettes !

  11. Coucou Valentine!

    Alors, je ne suis pas fan de ta tenue mais tes propos m’ont énormément intéressé.
    Je n’achète plus de cuir depuis un certain temps, au départ pour des raisons économiques…
    Tes précisions et riches informations n’ont fait que me conforter dans mon choix.
    La vidéo est glaçante comme toutes celles du même genre, qui sont légion malheureusement (pour ces pauvres êtres vivants).
    Je te félicite pour ta prise de conscience et cette volonté de partager toutes ces informations avec le plus grand nombre, je trouve que c’est important de le faire!

    Ton sac en simili est très joli! Merci pour cet article très enrichissant 🙂

    Bon week-end!

  12. Article intéressant. De manière plus générale, il faut que les gens réalisent que la surconsommation a un impact sur l’environnement. On ne sait pas vraiment dans quelles conditions nos habits sont fabriqués. Niveau gaspillage d’eau, utilisation de colorant, de produits toxiques. Plus toute la pollution générée par les transports de ces marchandises.
    Il faut vraiment consommer moins !
    Plus

  13. Merci Valentine pour cet article !
    Comme toi je n’achète plus de cuir depuis un moment, mais afin de ne pas gaspiller, j’use mes chaussures et sacs actuels et les remplacent au fur et à mesure (question de budget aussi ainsi! :)) et grâce à toi j’ai trouvé LE sac parfait, le Rosa en jaune safran ! Je suis joie, et acheté avec plaisir, une belle alternative et une chouette histoire derrière ! Plutôt que de se rabattre sur des sacs produits dans des conditions pas toujours top..
    Bref merci !

  14. Merci pour cette article Valentine!
    Personnellement, cela fait quelques mois que je fais plus attention à ce que j’achète, et je ne crois avoir acheté d’articles en cuir non plus depuis un an.
    J’ai découvert grâce à toi la superbe marque Flore & Line et je pense mettre un de leur sac sur ma wishlist de Noel.
    J’ai aussi récemment découvert la marque Minuit sur Terre (tu m’as répondu sur Insta que tu connaissais déjà) qui n’est pas plus chère que des chaussures en cuir (à qualité équivalente) et avant ton article, je désespérais un peu de pouvoir trouver des chaussures de ville pour homme de qualité et vegan. Mais c’était sans compter sur l’article de Glamconscious qui m’a permis de faire un tour sur le site de Bourgeois Boheme.
    Encore merci de nous faciliter le chemin en nous montrant que les voies alternatives sont possibles!
    Belle journée. Orane

  15. Merci pour cet article, même s’il m’a donné froid dans le dos. L’industrialisation des animaux est véritablement un scandale. C’est une souffrance atroce, des sévices inhumains en masse. Et nous nous félicitons quand un abattoir est fermé pour violence sur animaux… On est tellement loin de gagner un quelconque combat ou permettre à ces animaux de vivre (ou mourir) décemment.
    Les détracteurs disent que nous nous nourrissons de viande depuis les premiers hommes (ou presque). C’est vrai. Je ne suis pas végétarienne ou vegan et je n’y prétends mais je fais attention à ma consommation, je ne mange que rarement de viande, de même je ne consomme pas de cuir, bien des matériaux existent pour être une bonne alternative.
    Sans faire une apologie d’un mode de vie, il me semble que si nous ne consommions pas de viande à tous les repas et si nous étions tous conscients de cette industrialisation épouvantable les choses iraient probablement mieux. Bonne journée Célia 😉

  16. C’est la toute première fois que je poste un commentaire sur un article de ton blog, même si je les lis tous.

    Merci pour cet article. Cela me permet d’ouvrir les yeux sur énormément de choses & être plus responsable sur ma consommation.

    Grâce à toi et à Coline, du blog «etpourquoipascoline», j’ai revu mon alimentation. Je ne consomme plus de viandes, ni de poissons. Peu de personnes de mon entourage comprennent ma démarche mais l’acceptent. Par ailleurs, j’ai appris tout récemment que j’étais intolérante au lait de vache d’où la présence d’eczéma sur mes mains depuis des années. Alors que les médecins n’arrêtaient pas de me prescrire de la cortisone avec des taux de concentration de plus en plus élevé… La solution était sous mes yeux !

    J’arrête d’écrire !
    Mais, en tout cas MERCI de nous informer sur les atrocités que peuvent réaliser les hommes sur les animaux simplement pour des fins commerciales.

  17. Bonjour Valentine,

    Merci pour cet article bien référencé. J’espère qu’il t’aidera à te débarrasser de ces offres partenariats pro fourrure et cuir.
    C’est effrayant de lire tous ces faits, j’en ai conscience… et pourtant je les oublie lorsque je vois des pièces de maroquinerie.
    Tout comme la viande, il faut oublier le produits transformé et songer à son histoire.
    Peut-être faut-il se tourner vers des accessoires d’occasion ? tout dépend de notre sensibilité, de notre cheminement.
    Je me pose encore plein de questions ! et celle qui me vient à l’esprit concerne aussi les achats compulsifs, as-tu pensé à réduire drastiquement ta penderie ? (je rebondis sur ce que tu dis plus haut concernant ton déménagement) je réfléchis beaucoup à cela en ce moment, pour ne garder que l’essentiel. C’est aussi une manière de réduire son impact sur l’environnement, au delà de l’achat de vêtements éthiques.

    Au plaisir de te lire, belle journée

  18. Merci pour cette article, je ne savais pas qu’il existait autant de sortes de cuir végétal. Pour le cuir, je pensais à la cruauté animale mais pas à la souffrance humaine dans les pays ateliers.
    Je vérifie toujours si mes vestes sont en simili cuir, mais il est vrai que le vrai cuir est de toute façon plus cher donc je n’en achète pas. Pour les chaussures, je porte des baskets donc pas de soucis de ce côté là. Niveau maroquinerie, soit c’est du simili, soit c’est des sacs en toile 😉
    C’est grâce à toi, ton blog que je ne mange plus de viande. Et comme tu le dis, le végétarisme ne s’arrête pas à une assiette.
    En plus, j’ai découvert un nouveau site internet, vegactu, ça va me permettre de me mettre à jour sur le veganisme ! voilou bisous bon weekend

  19. Merci. Super article. Je suis le meme chemin que toi et revends peu a peu mes sacs de marque. Il y a vraiment de quoi faire avec les solutions alternatives proposées

  20. Merci pour cette article Valentine. Je ne suis ni vegan, ni végétarienne mais cet article est très instructif et différent, dans le sens où tu as vraiment une reflexion et des explications qui nous permettent d’avoir une vision globale quant à l’exploitation des animaux dans l’industrie et des souffrances qu’elle engendre. Ton article m’a beaucoup plu car il n’est pas moralisateur, et comme je te suis depuis le tout début de ton blog c’est toujours agréable de lire de tels articles qui ne sont pas là pour agresser le lecteur mais pour lui faire prendre conscience des choses avec pédagogie. Pour ma part, il m’a donné envie de tester le synthétique même si je l’avoue, pour les chaussures (déjà testé) cela n’a pas été très concluant car j’ai des pieds sensibles et transpirants beaucoup *moment glamour*, expérience à tester avec d’autres matières alternatives.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi vis-à-vis de notre consommation actuelle de viandes et autres produits d’origine animale car j’exècre de voir la surproduction en générale et les méthodes employées pour avoir toujours plus, toujours plus vite, et sans se soucier ni du bien-être animal, humain ou environmental.
    Personnellement, j’avance à mon petit niveau pour changer mes habitudes de consommation et voir autrement et j’espère que des prises de position comme les tiennes se multiplieront afin de faire changer les mentalités.

    Belle journée à toi !

  21. JE suis bien heureuse de voir cet article, je l’avais loupé ! Je suis heureuse car tu fais avancer les choses, grâce à ta notoriété, en informant, et en ouvrant les consciences ! Et surtout en montrant que c’est possible, même pour les plus ferues de mode, de se passer des peaux d’animaux à nos pieds et à nos bras (et pareil pour la laine ect..!). J’ai arrêté d’acheter des produits en cuir, laine, soie, il y a bientôt deux ans, je pensais que ça serait dur pour la folle de chaussures que je suis mais je trouve chaussures à mon pied autant qu’avant et avec ce poid en moins de ne plus participer à ce commerce ! Je porte encore mes anciennes paires en revanche , je suis ds un entre d’eux, j’y suis attachée pour certaines, ça fait partie de mon « histoire », souvenirs ect… mais j’ai parfois un peu honte, c’est presque si jene m’excuse pas aupres de la vache à qui a appartenue cette peau, je regarde mes chaussures et je me demande où a vecu l’animal !!

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